Que faire quand on se trouve face à un “pervers narcissique” ou une “personne toxique”

J’en ai des choses à dire sur le sujet, vous êtes prêts ?

On entend souvent dire “cette personne est toxique ” et “lui/elle est un/e pervers narcissique”. La suite de la phrase indique en général qu’il faut ABSOLUMENT couper cette personne de sa vie, s’en éloigner et bien souvent informer le monde entier que cette personne EST toxique ou pervers narcissique… Et qu’il en irait presque du devoir de bon samaritain que de répandre cette information.

Quand j’entends ce genre de phrase, bien souvent, j’entends avec tout un tas de détails peu croustillants, venus appuyer le soit-disant “diagnostic”.

Pervers-narcissique-au-filtre-de-l-akasha-amel-leger-Source-Pexels-Pixabay

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Qui es-tu pour faire un diagnostic sur l’autre ?

Hein ? Qui es-tu, toi, pour faire un diagnostic sur l’autre ? Pour parler de l’autre ? Pour donner ton avis sur une personne qui n’est pas toi, et que par définition tu ne peux pas connaitre et comprendre. C’est déjà tellement difficile de SE connaitre, de SE comprendre, de S’accepter (tel qu’on est vraiment), alors connaitre l’autre, c’est vraiment mission impossible….

Mais… c’est facile de dire que l’autre est nocif… et puis ça règle mon problème !

Oui, ça c’est ce que tu crois : dire que l’autre est nocif est bien confortable, ça t’évite d’aller regarder au plus profond de toi, ce qui a été touché, blessé, affecté, remué, bouleversé par ces interactions, et de progresser sur TON chemin. Ca permet aussi de “régler le problème” car la solution est toute trouvée : si c’est l’autre qui a un soucis, il me suffit de m’en éloigner et je vais mieux 🙂

Sauf qu’en pratique, APRES la coupure avec les fameux fauteurs de troubles qui sont maintenant loin, on entend toujours parler !!!

Et oui, la coupure physique est faite. Vous ne voyez plus untel, ou unetelle, et vous pensez que vous êtes libérés… MAIS, mais cette personne continue à vous hanter, quand vous y pensez un noeud encore dans votre estomac, un serrement subtil dans votre coeur à la simple évocation de cette personne. Et… à la première occasion, vous rouvrez le dossier, arguments en tête et vous développez. Développez jusqu’à ce que votre auditoire valide votre diagnostic, et votre choix, une nouvelle fois.

Mais véritablement… vous sentez vous mieux d’avoir coupé ?

Est-ce que votre situation est vraiment résolue ? Il se peut que la personne coupée ait encore des liens dans votre vie…. un ex, avec qui partager la garde des enfants, une ex avec qui on a encore des amis en commun, un membre de la famille avec qui il y a toujours des interactions communes, un/e ami/e avec qui les interactions sont également possibles…  bref, votre coupure ne vous a pas libéré-e-s, bien au contraire, et pour cause…

Se-dire-sa-verite-grace-a-l-akasha-Amel-leger-Source-Pexels-Unsplash

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Que se passe-t-il quand on pose ce “diagnostic” que j’appelle une étiquette ?

  • Premièrement on évite le vrai sujet : ce qui est dérangé chez NOUS-MÊME, dans cette interaction. Toute interaction nous invite à l’évolution : de la boulangère, à nos enfants en passant par nos parents, nos amis, nos conjoints ou toute autre personne croisée. Quelle que soit l’échelle, la relation vient nous inviter à regarder en nous et à grandir. Ca peut être une leçon furtive du moment, quand par exemple vous courrez dans la rue pour arriver à l’heure à un rdv et que vous croisez quelqu’un qui vous bloque le passage tellement il marche lentement…. une leçon pour vous : vous questionner sur votre rythme, sur la nécessité de courir, ou au contraire celle de respirer 🙂 Et ça peut être quelque chose de plus grand : dans une relation de couple par exemple, comment je positionne mes limites, comment j’apprends à ouvrir mon coeur, à rester authentique à moi-même en tout temps.
  • Deuxièmement : on évite d’apprendre notre leçon DONC on va y être confronté à nouveau. Peut-être pas dans le même type de relation, mais ça reviendra c’est sur, car on n’a pas forcément appris à se positionner dans la situation.
  • Troisièmement, sur le plan subtil de l’énergie : on envoie nous-même des énergies toxiques à cette personne. Et oui, syndrome de l’arroseur arrosé! Vous mettez à quelqu’un une étiquette, pensant vous libérer. C’est en fait un nouveau dossier de karma négatif que vous ouvrez là, en étiquettent la personne de négative, pervers, ou tout autre étiquette de même acabit.  Bien évidemment, la boucle relationnelle avec cette personne n’est pas clôturée, et donc vous y serez confronté un jour, à un moment donné pour la libérer à nouveau. Donc autant vous prémunir de cela.
  • Quatrièmement : vous entretenez toutes ces expériences vécues avec cette personne en laissant ainsi l’étiquette sur l’autre, vous rendant la tâche de vous libérer quasi impossible.
  • Cinquièmement : vous ne reprenez pas votre pouvoir : ben non, en racontant cette histoire qui fait de l’autre un pervers, ou une personne toxique, vous vous placez DE FACTO en victime. Vous ne pouvez donc pas sortir de cet espace en étant “vainqueur”, et surtout pas en étant libre et en paix dans votre vie. Quel dommage !

Alors comment on fait pour se libérer, VRAIMENT ?

La séparation physique de la personne en question peut tout à fait être bénéfique et je ne la remet pas en cause. MAIS au-delà de cette séparation, vous êtes invités à une grande remise en question intérieure des raisons pour lesquelles vous vous êtes retrouvés à cet endroit-là, avec cette personne là. Les questions à vous poser pour y réussir ? Déjà ne vous posez aucune question tant que vous n’avez pas émis le souhait d’être ENTIEREMENT HONNETE envers vous m’aime. A vous, vous pouvez tout dire. Et si c’est difficile de reconnaitre ses erreurs parfois face à d’autres, eh bien, faites ce travail de remise en cause seul/e. Ensuite, une fois que votre intention d’authenticité est posée, rappelez-vous que vous-êtes maitre de votre destin et manifestez exactement et précisément toutes les situations qui vous sont nécessaires pour grandir. Vous reprenez donc la responsabilité d’avoir attiré cette personne, et allez voir ce qui vous a dérangé en vous-même, de vous à vous dans l’interaction qui a eu lieu. Dès que vous surprenez une phrase du genre “elle m’a dit ça, ça ne se dit pas” ou ” elle m’a fait ça, c’est méchant/cruel/bête….” effacez et retournez vous une question : “qu’est-ce que ça vous a fait sentir EN VOUS d’entendre ces mots/de vivre cette situation ?” et qu’est-ce que ça met en exergue de votre propre cheminement vers plus d’amour de vous et de l’autre ?

Accueillir-ses-cadeaux-d-evolution-grace-a-l-akasha-Amel-leger-Source-Pexels-Valeria-Boltneva

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Le présent du présent

“Alors, et seulement alors, on accueille un merveilleux cadeau de l’Univers. 
Un cadeau de lumière, un cadeau d’amour, 
Un cadeau de paix, une paix intérieure
Et seulement maintenant, on peut re-profiter du présent
le présent comme un cadeau, cachant tout un tas d’instants
les uns après les autres, avec nos yeux de la vérité, nous pouvons les déballer”

Amel

Enfin, voici un bel exercice pour vous aider à décortiquer ces situations, celui de Byron Katie : http://thework.com/sites/thework/francais/letravail.asp (allez directement à la feuille d’exercice “jugez votre voisin”)

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